Seule sur le quai,
Toi qui t'en allais,
Je pleurais,
Je criais,
Mais tu partais.
Quand j'ai vu le train arriver,
Mes yeux dans tes yeux,
Je me suis demandé comment la vie pouvait me priver de toi.
Dernière promesse à travers la vitre du train,
Avant que chacun
Reprenne son quotidien,
Et que tu sois de nouveau loin,
Trop loin pour que nos c½urs puissent se dire qu'ils s'aiment à ce point,
Trop loin pour qu'on puisse se dire à quel point
Il existe de liens
Entre nos mains.
Quelle déchirure de n'avoir pu te retenir !
Quelle blessure de savoir qu'il va falloir parvenir à vivre encore sans toi !
Mes yeux se sont remplis de souffrances humides,
Tandis que nos instants ensembles allaient vers le suicide,
Et que la distance allait recommencer.
Nous nous sommes serrés de toutes nos forces,
Presque à nous étouffer.
Et quand j'ai entendu sur les rails
Le train qui allait t'enlever de mes bras,
Notre étreinte c'est resserré,
Avant que notre bonheur ne soit enterré,
Sous des kilomètres et sous nos visages atterrés.
Contre ton gré tu m'as abandonné,
Et mon cri a résonné dans cette gare déserte,
Sans que personne
Ne l'entende,
Ou que quelqu'un me tende une main,
Ou que quelqu'un me donne une main.
Seule sur le quai,
Toi qui t'en allais,
Je pleurais,
Je criais,
Mais tu partais.